violents ébats dans la boite crânienne, mon regard soupir. Tu seras le voile, tu seras le parfum, tu seras l'alcool, tu seras l'imagination. Oraison funèbre, hier est mort. Tu seras le sourir, tu seras la violence, tu seras l'orgueil, tu seras le désir. Solitaire, un nuage interstellaire de gaz et de poussières. Les nébuleuses valsent sur ta bouche. Délicieuses images, la passion est la substance qui colore les cellules de ta peau, elle leurs confère ta couleur, tu es rouge, tu es flammes. j'apprivoise mon autre et te présente mon jeux, ma vie. L'autre me gribouille la scène et siffle dans l'oreille, le jeux prélève les particules de mes heures. Vacarme, flash, mon intérieur est désarticulé. tu es le pas, tu es l'aurore, tu es le lien. Glisse le long de ma cuisse et claque sur mon ventre, bulle de savon et plaisir se faufile dans l'antre de ma carcasse. Mes doigts se crispent sur ta chemise blanche, tu t'en vas bohémien. Tu seras la fuite, tu seras la virgule, tu seras le chemin. Léon et Karma balancent leurs jambes de papier entre ciel et terre, fersen, Brel et Verlaine murmurent les mots que nous n'oserons prononcer, Dali et Billal respirent la forme, transcendent la réalité. tu seras le mouvement, tu seras le voyage, tu seras le regard.
Alors gracieusement,tu deviens le fusain,
tu deviens le trait et ton ombre s'étale sur ma feuille de papier.